Communiqué | 3e TOUR DES MUNICIPALES À MARSEILLE

À bas la lutte des places, vive la lutte des classes!

Communiqué NPA Bouches-du-Rhône — juin 2020

Le Monstre qu’on croyait abattu à l’issue du deuxième tour des élections municipales à Marseille n’était donc pas mort. À l’agonie, il remue encore. Mais plus dangereuse est la bête blessée.

On les savait prêts à tout pour conserver leur pouvoir, ceux-là qui, depuis vingt-cinq ans, ont conduit la ville jusqu’à l’effondrement. Les tractations de boutiquiers de ces derniers jours ont fini d’achever de convaincre ceux qui doutaient encore de la sincérité du « scrutin  démocratique » dans le cadre de la loi dite PLM. Ce système électoral n’a décidément de démocratique que le nom, qui, sous prétexte de « démocratie à la base », conduit à ce qu’une liste, largement battue à l’échelle de la ville peut se retrouver, par le jeu des alliances et des trahisons de ses propres électeurs, sur le point de prendre le pouvoir à la Mairie. 

 Anomalie marseillaise ? Cette cuisine ragoutante peut pourtant dans les faits se retrouver un jour, et plus tôt qu’on ne le croit, à Paris ou Lyon ; et même se généraliser avec le développement des métropoles, ces monstropoles technocratiques.

Ici, la Droite « républicaine » s’est salie ces derniers jours —  renouant avec ses pratiques d’antan — à vouloir pactiser avec le pire. La même, demain, aura-t-elle l’audace de réclamer des barrages républicains ? Plus généralement, la semaine a étalé au grand jour des marchandages où partout le ridicule le disputait au méprisable. Faut-il que la place soit bonne pour qu’elle se monnaie ainsi ?

Entre la droite extrême et l’extrême droite, l’abject pacte qui se prépare et dévoile les masques doit être évidemment combattu. Pour les plus fragiles, migrant•e•s, étranger•e•s, ou précaires, les conséquences immédiates seraient dramatiques à court terme. Ce coup d’État municipal ne doit pas passer et ne passera pas. 

Mais quoi qu’il soit et quoi qu’il advienne samedi, l’issue de ce troisième tour ne signera pas la fin des luttes qui demeurent l’essentiel. Les conséquences de la crise sanitaire commencent partout à s’étendre : le capitalisme déjà se défend et il le fera avec la plus grande violence. 

Pendant que le Monstre s’accroche de toutes ses forces à ce qu’il lui reste de son pouvoir qui n’est que de nuisance, soyons prêts à lui donner le coup de grâce. Pour en finir avec ce monde, nous ne pouvons compter que sur nos propres forces. La résignation n’est pas de mise. 

À bas la lutte des places, vive la lutte des classes !

NPA Marseille

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