Rentrée : c’est le moment de reprendre l’initiative

Tract NPA Bouches-du-Rhône — septembre 2020

À l’université d’été du MEDEF devant un parterre de grands patrons, le Premier ministre Jean Castex avait terminé son discours par ces mots, à propos de la gravité de la situation sanitaire : « Je sais que beaucoup d’entre vous considèrent qu’elle peut aussi représenter une opportunité… » Comprendre : une opportunité pour le patronat de faire passer les mesures anti-ouvrières dont il n’osait à peine rêver.

Le plan de relance de 100 milliards d’euros que le gouvernement vient de rendre public met en œuvre cet opportunisme. Le message est clair pour les capitalistes : profitons de la crise sanitaire  !

De l’argent magique pour les gros patrons…

Ce sont donc 100 milliards d’euros qui vont s’ajouter aux 470 milliards débloqués dans l’urgence au printemps dernier, pour aider les entreprises, sans aucune contrepartie. « L’argent magique » cher à Macron coule à flots et doit servir à combler de cadeaux les grands patrons.Tous les prétextes sont bons pour les baisses d’impôts et les subventions diverses : l’écologie avec la rénovation énergétique de bâtiments par de gros bétonneurs repeints en vert, et l’emploi, alors que ce sont les plus gros licencieurs qui vont toucher le pactole.

D’ailleurs, depuis l’annonce du plan de relance, pas un jour ne se passe sans que de nouveaux plans de licenciements ne soient annoncés. Et la liste des entreprises qui utilisent la crise sanitaire pour couper dans leurs effectifs n’en finit plus de s’allonger : dans l’aéronautique (Airbus, Figeac-Aéro, Stélia, AAA, General Eletric), l’automobile (Cargill, Renault), la grande distribution (Camaïeu, Auchan) ou encore chez Nokia et ADP… En 2020, c’est un million de travailleurs qui auront perdu leur emploi  ! 

Et quand ils ne licencient pas directement, les grands groupes multiplient les Accords de Performance Collective (APC) pour imposer des baisses de salaire ou une augmentation du temps de travail sur fond de menaces de plans sociaux, comme chez Derichebourg Aeronautics. Un chantage honteux qui permet aux entreprises de négocier le pistolet sur la tempe : soit tu acceptes les conditions de l’APC, soit tu es viré.

… et rien pour les services publics

En revanche, pour tout ce qui serait nécessaire et vital pour lutter contre l’épidémie, il n’y a pas d’argent : pas d’embauches dans les hôpitaux, qui seront tout aussi débordés qu’au mois de mars si l’augmentation des cas se poursuit ; pas d’embauches dans les laboratoires, qui n’arrivent pas à suivre la cadence des tests ; pas d’investissements dans les transports publics saturés ; pas d’embauches dans les écoles, collèges et lycées, dont les classes sont surchargées et où toute distanciation sociale est abolie sous prétexte que le port du masque dans les classes du secondaire suffirait.

Ils ne nous feront pas taire!

Face à cette situation, nous ne pouvons compter que sur notre force collective et sur nos luttes pour imposer le véritable plan d’urgence, pour les salariés et la population, dont nous avons aujourd’hui besoin  :

  • un million d’embauches dans les services publics
  • l’interdiction des licenciements et des suppressions de postes 
  • le partage du travail entre tous sans perte de salaire pour en finir avec le chômage 
  • au moins 300 euros d’augmentation des salaires par mois pour toutes et tous, et toutes les mesures nécessaires pour préserver notre santé, celle de nos anciens et celle de nos enfants.

Nos vies, pas leurs profits  ! 

Nous sommes les seuls à pouvoir l’imposer. Après le 12 septembre, profitons de la journée de grève et de manifestations du 17 pour crier notre colère… avant de créer de prochaines occasions.

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