GRAND ORAL DU BAC : le grand foirage de l’Éducation Nationale !

Ce lundi les lycéenNES passaient la nouvelle épreuve du baccalauréat. Instauré par la réforme du bac, le grand oral a manqué grandement de préparation. «Couacs», «dysfonctionnements», «organisation chaotique», dénonce à raison le syndicat des profs SNES-FSU partout en France. Dans différentes académies – Orléans-Tours, Lyon, Normandie, région parisienne ou encore Guadeloupe – les enseignantES ont été appeléES lundi matin pour se rendre dans des centres d’examen, alors qu’ils n’avaient pas reçu de convocation. Des élèves (qui eux avait reçu leur convocation!) se sont retrouvés avec parfois un demi-binôme d’examinateurs menant à des annulations et des déplacements de l’épreuve en question un autre jour.

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La réforme du bac était « nécessaire », a expliqué le ministre Jean-Michel Blanquer à l’antenne de France Inter le 17 juin. Il argumente que les élèves issus des classes populaires sont moins à l’aise à l’oral. «Si on ne fait rien, on maintiendra les inégalités sociales et socioculturelles» a-t-il expliqué. Ah tiens, un politicien qui se soucie des inégalités! Qu’il vienne prendre sa carte au Nouveau Parti Anticapitaliste! Oui, les classes populaires sont répoussées par système scolaire français: dénigrement des enseignements professionnels, culture bourgeoise à ingurgiter, sélection à l’université avec la plateforme en ligne «Parcours sup».

La réforme Blanquer s’accompagne de nouvelles formes de corrections et d’évaluations. Les copies (papiers) sont scannées pour être corrigées sur ordinateur. Bien entendu, aucun matériel n’est fourni. Au-delà de la fatigue causéepar les écrans, c’est avant tout un moyen de surveillance des enseignantEs : la correction ne peut se faire qu’en ligne et à tout moment l’administration peut savoir où en est chacunE dans ses corrections et rappeler à l’ordre l’enseignantE considéré comme trop lent. C’est dans la ligne des nombreuses sanctions qu’ont subies les enseignantEs récalcitrants ces dernières années

Ce n’est pas des réformes qui permetteront une éducation plus égalitaire et donc plus juste, ce sont des moyens qu’il faut! Davantage de postes de profs, d’infirmierES et psycologues scolaires, la rénovation des locaux, la diminution du nombre d’élèves par classe, l’arrêt de suppression d’heures de cours. Ces revendications sont défendues notamment par les syndicats enseignants (FSU, CGT, SUD) et lycéens (UNL), leurs mouvements, leurs grèves et leurs blocus sont à soutenir !

 

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