NOS SOLIDARITES, NOS MOBILISATIONS POUR SE PROTEGER DEL’EPIDEMIE, DES LICENCIEMENTS ET DU GOUVERNEMENT

Deuxième vague de l’épidémie, politique sanitaire catastrophique du gouvernement, vague de licenciements et de suppressions de postes : les nouvelles ne sont pas bonnes. Il n’en demeure pas moinsque les colères sont bien là, et qu’il n’y a pas de fatalité à ce que nous subissions les crises du système capitaliste et les politiques des gouvernements de la bourgeoisie. La gestion de la crise sanitaire par le gouvernement est toujours aussi catastrophique et met en lumière les carences du système de santé. La politique en matière de dépistage est désastreuse vu la trop faible anticipation du nombre de tests et surtout les délais d’obtention des résultats qui leur font perdre leur efficacité. Continuer la lecture de « NOS SOLIDARITES, NOS MOBILISATIONS POUR SE PROTEGER DEL’EPIDEMIE, DES LICENCIEMENTS ET DU GOUVERNEMENT »

Solidarité avec les travailleurs de Numilog à Béjaïa en Algérie

Tract NPA Bouches-du-Rhône — septembre 2020

Depuis plus de deux mois, les travailleurs de l’entreprise Numilog à Bejaïa sont mobilisés. 

Le 30 juin, trois travailleurs ont été licenciés pour avoir participé à la création d’une section syndicale et élaboré un cahier de revendications pour améliorer leurs conditions de travail, dans cette entreprise où les salariés sont exposés à des conditions d’hygiène et de sécurité dégradées. 

Face au soutien de leurs collègues, la direction a multiplié les manœuvres (fermeture de l’entreprise, suspension des contrats de travail, campagne de diffamation dans la presse…) jusqu’à licencier 196 travailleurs. Continuer la lecture de « Solidarité avec les travailleurs de Numilog à Béjaïa en Algérie »

Non au couvre-feu sanitaire !

Pour lutter contre le Covid, il faut donner des moyens à l’hôpital public

Tract NPA Bouches-du-Rhône — septembre 2020

Le coronavirus a repris sa circulation annonçant un débordement du système de santé d’ici peu. 

La Métropole Marseille-Aix se trouvant en « alerte maximale », le ministre O. Veran décide des mesures très restrictives  :

Interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes sur la voie publique et des rassemblements organisés de plus de 1000 personnes ; fermeture totale des bars et restaurants dès samedi…

Les annonces du gouvernement, déjà contradictoires au printemps sur les masques et maintenant sur les tests (qui servaient surtout à mentir pour masquer la pénurie), visent à protéger les entreprises et leurs profits plutôt que notre santé. De fait, le virus semble être étrangement moins virulent pendant les heures de travail, mais il l’est dans les lieux où on se retrouve pour échanger, se distraire ou nous cultiver, et davantage encore quand il s’agit de manifester ! Ces mesures interdisent de fait toute vie sociale et toute mobilisation à l’heure où de multiples offensives se préparent contre les travailleurs sur le chômage ou les retraites. Continuer la lecture de « Non au couvre-feu sanitaire ! »

Libération immédiate pour nos camarades Gilets Jaunes

Ce samedi 12 septembre, un appel national a été lancé par les Gilets Jaunes pour manifester partout contre un système qui oppresse, pollue et creuse les inégalités sociales. 

Fidèle à sa politique répressive et arbitraire, le Gouvernement et sa police ont procédé à des arrestations dites « préventives  » ce matin dans toutes les grandes villes. 

À Paris, près de 130 personnes ont été violemment interpellé·e·s avant midi, et plusieurs Gilets Jaunes arrêté·e·s. 

Parmi elles et eux, deux camarades marseillais.

Nous exigeons leur libération immédiate, ainsi que celle de tou·tes ceux·lles qui les accompagnent. 

Manifester est un droit, il est même le plus sacré et indispensable des devoirs.

Si le Gouvernement espère ainsi décourager les mobilisations contre sa politique et son monde, il se trompe de nouveau. Face à la répression sociale qui s’accompagne de violence, nous resterons déterminé·e·s et uni·e·s.

Marseille, le 12 septembre

NPA 13 

Rentrée : c’est le moment de reprendre l’initiative

Tract NPA Bouches-du-Rhône — septembre 2020

À l’université d’été du MEDEF devant un parterre de grands patrons, le Premier ministre Jean Castex avait terminé son discours par ces mots, à propos de la gravité de la situation sanitaire : « Je sais que beaucoup d’entre vous considèrent qu’elle peut aussi représenter une opportunité… » Comprendre : une opportunité pour le patronat de faire passer les mesures anti-ouvrières dont il n’osait à peine rêver.

Le plan de relance de 100 milliards d’euros que le gouvernement vient de rendre public met en œuvre cet opportunisme. Le message est clair pour les capitalistes : profitons de la crise sanitaire  !

De l’argent magique pour les gros patrons… Continuer la lecture de « Rentrée : c’est le moment de reprendre l’initiative »

Communiqué | PRINTEMPS MARSEILLAIS, ET MAINTENANT ?

 

 

 À l’issue d’un interminable 3e tour des municipales où les marseillais·es ont assisté, en spectateurs passifs, un peu consterné·es par des manœuvres trop connues, à l’élection de Michèle Rubirola, le plus important était ailleurs : la fin de vingt-cinq ans de népotisme aveugle, de clanisme cynique et de clientélisme criminel. Gaudin et sa clique ont quitté l’Hôtel de Ville par la petite porte. On espère ne les revoir qu’au tribunal. Les morts de la rue d’Aubagne le réclament.

Donc, c’est le printemps, paraît-il. Des temps nouveaux nous sont annoncés. Pourtant, les noms de certains adjoints rappellent des souvenirs : beaucoup de « socialistes » dont plusieurs déjà élus auparavant… Et il suffit de revenir sur le week-end dernier, pour constater que certains marchandages obscurs ressemblent aux pratiques anciennes. Et demain ? 

Les urgences sont là : délogé·es dans l’attente, écoles délabrées, quartiers populaires abandonnés… Sans parler des transports, de la santé, ou du port. Continuer la lecture de « Communiqué | PRINTEMPS MARSEILLAIS, ET MAINTENANT ? »

Communiqué | 3e TOUR DES MUNICIPALES À MARSEILLE

À bas la lutte des places, vive la lutte des classes!

Communiqué NPA Bouches-du-Rhône — juin 2020

Le Monstre qu’on croyait abattu à l’issue du deuxième tour des élections municipales à Marseille n’était donc pas mort. À l’agonie, il remue encore. Mais plus dangereuse est la bête blessée.

On les savait prêts à tout pour conserver leur pouvoir, ceux-là qui, depuis vingt-cinq ans, ont conduit la ville jusqu’à l’effondrement. Les tractations de boutiquiers de ces derniers jours ont fini d’achever de convaincre ceux qui doutaient encore de la sincérité du « scrutin  démocratique » dans le cadre de la loi dite PLM. Ce système électoral n’a décidément de démocratique que le nom, qui, sous prétexte de « démocratie à la base », conduit à ce qu’une liste, largement battue à l’échelle de la ville peut se retrouver, par le jeu des alliances et des trahisons de ses propres électeurs, sur le point de prendre le pouvoir à la Mairie. 

 Anomalie marseillaise ? Cette cuisine ragoutante peut pourtant dans les faits se retrouver un jour, et plus tôt qu’on ne le croit, à Paris ou Lyon ; et même se généraliser avec le développement des métropoles, ces monstropoles technocratiques.

Ici, la Droite « républicaine » s’est salie ces derniers jours —  renouant avec ses pratiques d’antan — à vouloir pactiser avec le pire. La même, demain, aura-t-elle l’audace de réclamer des barrages républicains ? Plus généralement, la semaine a étalé au grand jour des marchandages où partout le ridicule le disputait au méprisable. Faut-il que la place soit bonne pour qu’elle se monnaie ainsi ?

Entre la droite extrême et l’extrême droite, l’abject pacte qui se prépare et dévoile les masques doit être évidemment combattu. Pour les plus fragiles, migrant•e•s, étranger•e•s, ou précaires, les conséquences immédiates seraient dramatiques à court terme. Ce coup d’État municipal ne doit pas passer et ne passera pas. 

Mais quoi qu’il soit et quoi qu’il advienne samedi, l’issue de ce troisième tour ne signera pas la fin des luttes qui demeurent l’essentiel. Les conséquences de la crise sanitaire commencent partout à s’étendre : le capitalisme déjà se défend et il le fera avec la plus grande violence. 

Pendant que le Monstre s’accroche de toutes ses forces à ce qu’il lui reste de son pouvoir qui n’est que de nuisance, soyons prêts à lui donner le coup de grâce. Pour en finir avec ce monde, nous ne pouvons compter que sur nos propres forces. La résignation n’est pas de mise. 

À bas la lutte des places, vive la lutte des classes !

NPA Marseille

Communiqué | 2e TOUR DES MUNICIPALES À MARSEILLE

Communiqué NPA Bouches-du-Rhône — juin 2020

Vingt-cinq ans de gestion libérale par l’équipe Gaudin ont étalé au grand jour leurs effets néfastes et même criminels.

Nul doute que les divers « héritiers » qui se disputent la place, mèneront avec telle ou telle nuance, et avec l’appui de divers ralliés de la dernière heure, la même politique d’injustice sociale, d’abandon du Service public, de désastre écologique et d’affairisme au service des spéculateurs.

Le NPA ne saurait rester indifférent à la nécessaire défaite de cette clique anti-sociale.

Par ailleurs, il va de soi qu’aucune chance ne doit être laissée à l’extrême droite fasciste de prendre la Mairie, généralisant à l’échelle de la Ville, sa gestion catastrophique des 13e-14e arrondissements.

Il est clair que ces seules élections ne changeront rien, et que ce n’est que par les luttes du monde du travail avec ou sans emploi, actif ou à la retraite, imposant un autre rapport de forces, que les choses peuvent vraiment changer.

Dans ces conditions, et malgré les fortes réserves que l’on peut avoir quant à l’alliance prétendant regrouper la « gauche », le NPA appellera sans illusions ni hésitation à dégager Vassal et le RN.

Un 3e tour social sera toujours déterminant.

NPA Marseille

En finir avec un système malade qui nous mène à la mort

Tract NPA Bouches-du-Rhône — avril 2020

La situation dans laquelle on se trouve est en grande partie la conséquence d’une négligence coupable et criminelle dans la gestion de la Santé publique.

La politique de casse du Service Public de Santé orchestrée par le gouvernement actuel et les précédents, et la grande braderie de l’Hôpital Public à l’appétit des capitalistes ont été longuement dénoncé et mis en accusation, par exemple à Marseille lors des luttes des urgences et de l’APHM des derniers mois.

La crise sanitaire frappe bien sûr encore plus, les plus fragiles, femmes seules avec enfants, précaires, sans abris, mais aussi patients souffrant de troubles psychiatriques qui ne peuvent plus être suivis par les « hôpitaux de jour », et qui se retrouvent livrés à l’isolement, et tout particulièrement les familles désarmées face aux divers troubles d’enfants nécessitant un suivi et des soins permanents.

Les salariéEs de grandes surfaces et les agents de sécurité sans aucune protection sont exposées depuis le début aux risques de contagion. De même pour les salariéEs du nettoyage…

À Marseille, comme d’habitude, comme pour le drame de la rue d’Aubagne, la municipalité Gaudin est largement coupable de négligence, quand on sait combien les conditions de travail et d’accueil sont lamentables dans les écoles, laissant personnels et enfants en situation de danger immédiat.

Nous devons avancer et faire aboutir par la mobilisation, certaines revendications immédiates  :

  • Distribution de masques, de gel, en priorité aux salariéEs obligéEs de se rendre à leur travail 
  • Arrêts de toute activité inutile et polluante 
  • Grève des loyers et relogement d’urgence pour les personnes vivant dans l’insalubrité 
  • Titularisation de tous les précaires des Services publics dans la santé, l’éducation, le nettoiement

… Pas la peine de les flatter dans des discours hypocrites pour laisser la situation en l’état

  • Pas de primes éphémères et inégalitaires : une hausse des salaires  !
  • Investissements et embauches dans les Services publics
  • Abandon des contre-réformes des retraites et de l’Assurance Chômage 
  • Nationalisation des secteurs indispensables à la vie de la société… et pas pour que le public renfloue les caisses du patronat  !
  • Financement des besoins sociaux par un impôt sur les profits et dividendes 
  • Droit de retrait pour les personnels de l’éducation (enseignants et non enseignants) si la reprise des cours se fait le 11 mai dans des conditions sanitaires insatisfaisantes 
  • Réouverture des Centres Sociaux dans les mêmes conditions sanitaires 

Cette situation de crise est aussi l’occasion pour le patronat d’attaques graves contre les acquis, et, pour le pouvoir, de développer un arsenal liberticide sans précédent.

Nos acquis doivent être préservés et élargis. Les abus policiers doivent être dénoncés. Pas question d’user de violence contre des banderoles portant prétendument outrage au chef de l’État.

Concernant spécifiquement la Santé, notamment à Marseille, il faut :

  • Imposer l’abandon pur et simple du projet d’Hôpital Privé de Saint-Barnabé
  • Organiser des dépistages massifs 

M. Macron disait qu’on ne peut plus laisser au Marché les secteurs essentiels  ? Chiche !

  • Réquisition de la Santé privée avec intégration de ses agents à l’Hôpital Public.
  • Nationalisation de l’industrie pharmaceutique et des laboratoires (SANOFI annonce 9 milliards de hausses de Chiffre d’Affaires dues pour moitié à la pandémie… et 4 milliards aux actionnaires…). 

Il n’y a aucune « Union nationale » entre ceux qui profitent de la crise et ceux qui en meurent. La Santé n’est pas une marchandise  !

Plus généralement, la crise sanitaire risque de pousser à l’utilisation de la voiture individuelle au détriment des transports en commun, ce qui aggravera un autre risque sanitaire, la pollution de l’air. Il est donc urgent d’instaurer la gratuité des Transports en commun et de les développer par une réelle politique pour des transports publics en toute sécurité.

Il faut encourager les initiatives solidaires, autogestionnaires, comme cela se fait à la Busserine, à Maison-Blanche, au Mc Do de Saint-Barthélemy ou ailleurs. Seule l’organisation de ceux d’en bas au plus près des habitantEs pourra prendre le relai des politiques défaillantes.

Tout le monde peut constater aujourd’hui que la recherche de la rentabilité financière et du profit nous mène à la catastrophe. Le capitalisme est malade et sa contagion est mortelle. Ce système pourrissant est incompatible avec notre Santé, nos emplois, nos vies. Il faut en finir.

Notre mot d’ordre n’en prend que plus d’importance  : 

NOS VIES VALENT PLUS QUE LEURS PROFITS

Communiqué | 1er TOUR DES MUNICIPALES À MARSEILLE

Si le NPA 13 ne présente pas de listes pour les municipales à Marseille, il souhaite exprimer les points suivants :

Nous affirmons, pour la période, notre détermination à poursuivre la mobilisation pour arracher le retrait de la réforme des retraites en travaillant à ce que la date du 31 mars soit la plus massive possible et déclenche une second souffle au mouvement social, par le refus du « dialogue social » et par la généralisation de la grève reconductible à tous les secteurs.Face à cette offensive du gouvernement et du patronat contre notre camp social, nous sommes convaincus qu’aucune promesse électorale ne changera les choses, et que nous ne pourrons compter que sur nos mobilisations. C’est pourquoi nous continuerons à nous battre contre toutes les contre-réformes sociales, pour les droits des femmes, pour une écologie anticapitaliste, contre l’impérialisme et contre tous les racismes.

Pour les municipales, nous revendiquons la gratuité des transports publics, le rétablissement des services publics en régie, le développement de conseils de quartier décisionnaires, la réquisition des logements vacants et l’encadrement des loyers, et plus globalement la re-municipalisation de tout ce qui est concédé au privé (l’eau par exemple).

Nous appelons les Marseillais.es à sanctionner par leur vote, LREM au pouvoir. Suite au recours à l’article 49.3 pour faire passer la contre-réforme des retraites en force à l’Assemblée nationale après 3 mois de mobilisations inédites ininterrompues, et suite à la répression inouïe des Gilets Jaunes depuis 18 mois, aucune voix ne doit aller à ce parti ultra-libéral, antisocial et autoritaire représenté par Yvon Berland, ancien soutien de Sarkozy.

Nous appelons aussi bien sûr à sanctionner la droite LR au pouvoir à Marseille depuis 25 ans ! 

Jean-Claude Gaudin, affairiste hors-pair, et son équipe, sont responsables de la gestion catastrophique de la ville : délabrement des services publics (abandon des établissements de l’APHM Timone, Conception, Hôpital Nord, menace de fermeture de Ste Marguerite…, abandon des écoles, et bibliothèques, du logement, etc…) conduisant à ces drames sociaux et humains insupportables au profit de l’École et de la Santé privés…

Il a aussi contribué à accélérer l’urgence écologique (accostage des ferries pollueurs en plein centre ville de Marseille, première ville de France pour les embouteillages, transports en commun sacrifiés, etc.) et favorisé  les violences policières (mort de Zineb Redouane lors d’une manifestation de Gilets Jaunes, répression de militant.es pour une politique de logement digne). Aucune voix ne doit donc aller vers ses « héritiers » telle Martine Vassal, cynique responsable en tant que présidente du conseil Départemental du sort des enfants migrants isolés dormant dans les rues marseillaises.

Aucune voix ne doit aller non plus aux listes de Stéphane Ravier et au RN, parti héritier du fascisme, pire ennemi des travailleurEs, machiste, homophobe, anti-migrant.es, anti-musulman.es, raciste et xénophobe. Ce parti se dit défenseurs des classes populaires, alors que son programme développe les politiques ultra libérales les plus agressives (liberté de licenciements, casse des Services Publics, des retraites et de la sécu…). Jamais les salarié.es ne l‘ont vu à leurs côtés dans leurs luttes légitimes.

Si le NPA 13 considère que la priorité est à la construction des luttes, nous appelons à voter pour les listes qui se font l’écho des mobilisations des classes populaires, notamment celles de Lutte ouvrière, là où elles sont présentes.

Ailleurs, nous appelons à voter pour les listes auxquelles participe le NPA, à Arles et à Salon.

N.P.A. 13

Marseille, le 09 mars 2020