Colombie : vive la grève nationale, stop au massacre !

Depuis le 28 avril, la Colombie connaît une intense mobilisation contre le gouvernement de droite d’Iván Duque, avec une grève générale qui a débordé les appels syndicaux, des blocages et des manifestations… En réponse, l’héritier d’Álvaro Uribe a envoyé une police militarisée réprimer dans le sang ce soulèvement populaire. À l’heure qu’il est, au moins 37 manifestants ont été assassinés par la police, des dizaines de personnes ont disparu, et on ne compte plus les blessés par balle ou les mutilés, le tout dans un véritable black out médiatique. Continuer la lecture de « Colombie : vive la grève nationale, stop au massacre ! »

Enseignement Supérieur et Recherche : adoption LPR | Rideau et écrans noirs !

 

La Loi de la Programmation de la Recherche (LPR) a été adoptée cette semaine en Commission mixte paritaire et fera l’objet d’un vote final les 17 et 20 novembre, à l’Assemblée puis au Sénat, pour être définitivement adoptée.

La qualification par le CNU supprimée, la poursuite de la précarisation avec la généralisation des contrats courts pour les jeunes recherches, la baisse accentuée des budgets, le renforcement de l’autonomie des universités qui va accroitre encore les inégalités entre elles et accentuer l’arbitraire à l’embauche, la logique néolibérale d’appels à projets qui achèvera la recherche sur le temps long et va fragiliser le travail des chercheurs notamment en sciences humaines… Tout converge pour parachever la destruction de l’université publique qui s’aligne ainsi sur la logique entrepreneuriale. 

Pourtant, cette loi avait déjà suscité une colère unitaire à un niveau inégalé dans l’ESR depuis 2009. Le confinement de mars-avril a atténué un temps la cocotte universitaire dont le couvercle allait sauter… Et pourtant : le projet de loi adopté va encore au-delà des pires scénarios.

Communique NPA 13 ESR_nov2020

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Imposons le confinement de leur économie

 

 

Cela fait maintenant NEUF MOIS que nous avons été touchés par la première vague du Covid. NEUF MOIS qu’a été mis au grand jour le fait que notre système de santé, que « le monde entier nous enviait », n’était plus performant parce que les politiques successives n’avaient cessé de le casser.  

NEUF MOIS que des associations demandent la fermeture des centres de rétention et une mise à l’abri digne pour les personnes à la rue. NEUF MOIS pendant lesquels rien n’a été fait pour que la catastrophe sanitaire qui s’était déroulée ne se reproduise plus jamais…

Le Ségur de la santé n’a répondu en rien aux principales revendications des personnels hospitaliers pour des soins de qualité : des postes et des lits. Les personnels du médico-social en sont par ailleurs les grands oubliés. Nous sommes désormais face à une nouvelle vague, et le gouvernement n’a pour seules réponses qu’une série de mesures toutes plus liberticides les unes que les autres visant à pallier les défaillances du système hospitalier. Interdition de voir sa famille et ses amis, interdiction de manifester, de se rassembler, de circuler…  en bref : BOULOT, METRO, DODO. Continuer la lecture de « Imposons le confinement de leur économie »

Communiqué | PRINTEMPS MARSEILLAIS, ET MAINTENANT ?

 

 

 À l’issue d’un interminable 3e tour des municipales où les marseillais·es ont assisté, en spectateurs passifs, un peu consterné·es par des manœuvres trop connues, à l’élection de Michèle Rubirola, le plus important était ailleurs : la fin de vingt-cinq ans de népotisme aveugle, de clanisme cynique et de clientélisme criminel. Gaudin et sa clique ont quitté l’Hôtel de Ville par la petite porte. On espère ne les revoir qu’au tribunal. Les morts de la rue d’Aubagne le réclament.

Donc, c’est le printemps, paraît-il. Des temps nouveaux nous sont annoncés. Pourtant, les noms de certains adjoints rappellent des souvenirs : beaucoup de « socialistes » dont plusieurs déjà élus auparavant… Et il suffit de revenir sur le week-end dernier, pour constater que certains marchandages obscurs ressemblent aux pratiques anciennes. Et demain ? 

Les urgences sont là : délogé·es dans l’attente, écoles délabrées, quartiers populaires abandonnés… Sans parler des transports, de la santé, ou du port. Continuer la lecture de « Communiqué | PRINTEMPS MARSEILLAIS, ET MAINTENANT ? »